L'histoire :
Lycéenne de son état, Kotone ressemble à une gothic lolita ordinaire alors qu’elle exerce en parallèle de ses études le dur métier de mangaka. Aujourd’hui, la demoiselle a une fois de plus subit des reproches de son éditrice et cela la met de mauvaise humeur. Perdue dans ses pensées, Kotone se met à crier en pleine rue avant de se rendre compte que les passants la dévisagent. Morte de honte, elle s’enfuit donc et s’arrête devant un étrange salon de thé qui dégage une bonne odeur de fleur. Kotone rentre donc dans le bâtiment et se casse la figure en trébuchant, faisant tomber les planches de son manga par terre. C’est alors qu’elle rencontre les propriétaires des lieux : un jeune homme insolent et son beau patron. Seulement, tous deux se montrent désagréables et traitent les planches de Kotone de détritus. Le lendemain, la jeune fille retourne dans l’étrange salon de thé car elle a oublié des planches là-bas mais l’endroit est désert. Elle découvre par hasard une porte menant dans un jardin où poussent d’étranges plantes et avale par accident un des fruits de ces plantes. Cela va être le début de ses ennuis : elle a en fait gobé un attire-démons...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Lorsqu’on lit le synopsis de ce titre (Kotone, une lycéenne gothic lolita et mangaka, fait la rencontre d’un patron de salon de thé fétichiste des plantes et d’un démon teigneux), on ne peut pas vraiment dire qu’il soit alléchant. Si on admet aisément que se battre à l’aide de plantes carnivores est une idée assez originale, le reste s’avère hélas plutôt décevant. Tout d’abord, les personnages sont stéréotypés et peu attachants : la gothic lolita nunuche, le garçon colérique mais gentil, le beau gosse aux allures insensibles... De plus, l’intrigue elle-même ne vole pas très haut, les démons voulant manger Kotone se succédant sans grand intérêt. Par ailleurs, l’humour a lui aussi du mal à faire mouche et on est donc également déçu de ce côté là. Graphiquement, on remarque l’attention portée au design des personnages qui sont à la fois gothiques (leurs tenues étant riches en détails), expressifs et dotés d’un certain charisme. La mise en scène est assez dynamique et les décors - bien que peu fournis, ont au moins le mérite d’être là. En revanche, la mangaka abuse un peu trop de l’encrage au détriment du tramage, ce qui rend la « coloration » un peu trop agressive par moments. Ce premier volume a donc du mal à convaincre mais peut-être que les deux autres sauront nous faire changer d’avis. A voir...