L'histoire :
Île de la Jatte, Neuilly-sur-Seine, au milieu de la nuit. Dans un hôtel particulier, un cambrioleur perce un coffre-fort au chalumeau. Patrice Goret de Saint Guy, le propriétaire des lieux, se lève en peignoir, prend son revolver. Il descend l'escalier et se retrouve nez à nez avec le cambrioleur et lui demande de mettre les mains en l'air. Il est assommé par son complice. Les deux voleurs (Tif et Tondu !) quittent les lieux avec leur mystérieux butin et s'arrêtent dans une cabine téléphonique. Quelques minutes plus tard, la police investit la maison de de Saint Guy : il est attaché sur une chaise avec un Magritte sur les genoux. À leur grand étonnement, il ne veut pas porter plainte. Et pour cause : son coffre contient plus d'une trentaine de toiles de maîtres. Après avoir jadis défrayé la chronique judiciaire, après avoir vendu de faux Picasso à Mick Jagger, de Saint Guy se fait bel et bien coffrer, cette fois-ci, pour vol et recel d'œuvres d'art. Quelques jours plus tard, Tif et Tondu sont dans une librairie pour dédicacer leur livre L'antiquaire sauvage. Une séance perturbée par un mystérieux personnage...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Maintes fois annoncé, on se demandait si ce Tif et Tondu vu par Blutch (et son frère Patrick Hincker, alias Robber, au scénario) verrait le jour. Que les fans de la série se rassurent : la parution des Cahiers Tif et Tondu est une réponse éclatante de la sortie prochaine de l'album, intitulé Les Mystères de l'antiquaire ! Dans la lignée des cahiers Théodore poussin, les éditions Dupuis jouent la carte preview avec les 22 premières planches en noir et blanc du futur album, accompagnées de nombreuses illustrations extraites des carnets de croquis de Blutch. Cet objet collector, au tirage limité et à la fabrication originale, dévoile les coulisses de la création de Blutch qui, par son trait intense et vif, s'approprie pleinement la série crée par Fernand Dineur. Il nous replonge dans l'époque dorée des deux détectives, avec une couverture zyeutant vers l'élégance de Will, sans oublier pour autant son essence graphique. Côté scénario, Robber rend hommage au génie de Tillieux, tout en y ajoutant une bonne dose d'absurde bienvenue. Un hommage prometteur !