L'histoire :
New Haven, Etats-Unis, 1917 : James Robert Conroy, du 102ème régiment d’infanterie américain, décide de ramener un chien des rues à la caserne. Stubby devient rapidement un vrai militaire capable de saluer les officiers : le 102ème a trouvé sa mascotte. En octobre 1917, le régiment part se battre en France. Durant la traversée de l’Atlantique, le commandant du navire pique une gueulante en s’apercevant que les soldats ont enfreint le règlement en introduisant un animal à bord. Lorsque le 102ème arrive au front, Stubby découvre la guerre mais ne fuit pas. Dans les tranchées, il survit au gaz moutarde alors que des hommes meurent. La mascotte du 102ème n’hésite pas aller chercher les blessés entre les lignes. Le chien survit à toutes les blessures. Ce chien a aussi d’autres talents, il va jusqu’à capturer un espion allemand. Stubby sera promu sergent par l’armée américaine. De retour aux USA, il participera à quantité de parades et sera même décoré par le Général Pershing.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Chaque guerre a son lot de héros qui malheureusement sont souvent trop rapidement oubliés une fois la paix retrouvée. L’odieux connard (Julien Hervieux) et Monsieur Le Chien (qui ne dit pas son vrai nom) avec un style humoristique des plus poilants mettent à l’honneur celles et ceux qui ont contribué par leurs actes de bravoure, par leur ingéniosité ou encore par leur ruse, à faire la différence avec leurs ennemis. Durant les guerres, il n’y a pas que des militaires qui ont pu s’illustrer : les auteurs relatent notamment l’histoire d’un chien qui sera promu sous-officier, un ancien escroc devenu espion ou encore une femme à la jambe de bois qui sera un des meilleurs agents du SOE britannique. Dans un format assez court qui recèle cependant pas mal de détails, les auteurs se délectent à glisser moult gags à ces récits aussi incroyables qu’improbables. On se bidonne à chaque page de leur humour, comme par exemple avec cet officier nazi qui se rend sur une plage vêtu d’un caleçon avec des croix gammées, le chien Stubby qui regrette de ne pouvoir se lécher le cul avec son masque à gaz ou encore ces soldats français en Indochine qui adressent une carte de Uno dédicacée aux Viet-Minh. Dans l’esprit Fluide Galcial, c’est un humour désopilant, moqueur, sans pour autant être sarcastique. Chaque chapitre se conclut par un court portait d’une page de ces héros. Une manière originale, décalée et amusante de traiter de faits historiques plus graves.