L'histoire :
Edika – de son vrai nom Edouard Carali – a dessiné 83 des 582 couvertures du magazine Fluide Glacial sur la période durant laquelle il a officié. Ce petit bouquin de la collection Les jolis p’tits cultes analyse le comment du pourquoi de ce déséquilibre flagrant en sa faveur. Il revient sur l’arrivée d’Edika à Fluide, sur son style et sa griffe inimitables, sur ses obsessions anatomiques (les femmes bien gaulées avec des poitrines opulentes et toujours des gros pifs), sur ses personnages récurrents (la famille Proko, le chat Clark Gaybeul), sur sa forte propension à mettre en abyme son travail en se dessinant avec autodérision en train de réaliser des planches. C’est illustré par lesdites couvertures et commenté par Gérard Viry-Babel et des extraits d’entretiens.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Il y a une bonne raison à ce qu’Edika ait eu l’honneur de dessiner plus de couvertures que les autres collaborateurs au magazine Fluide Glacial. Son style inimitable, délirant, absurdo-sexuel, débiloff profondikoum, plein de gros pif boutonneux et de détails dans les recoins, de poitrines opulentes à tétons fermes et de phylactères élastiques qui dérivent et digressent vers des finalités insoupçonnées et encore plus extravagantes que le primo-sujet déjà bien déconnant, bref, ce style-là, synthétisait à lui seul l’esprit Fluide à 100%. Gotlib le considérait comme l’une des deux locomotives du journal (avec Binet). Ce petit album commenté et organisé par Gérard Viry-Babel revient sur les débuts d’Edika, dont la première historiette très inspirée de science-fiction moebiusienne a été publiée dans Charlie Mensuel en 1978. Après un court passage chez Pif Gadget, il débarque chez Fluide et hérite déjà en 1981 d’une première couverture (toujours très inspirée par les monstres de Moebius). Ce sera le début d’une longue et fructueuse aventure. Ce joli p’tit culte compile, décrypte et analyse un grand nombre de couvertures du maître de l’absurde et des conclusions en queue de.