L'histoire :
L’équipe des dead zoulous, Kuro, Hip Hop et Melkanou, vient de terminer un tournoi à Glagla ville, sous le mystérieux nom de Sadou Louzdé. Bien sûr, ils l’ont remporté haut la main, vu le niveau plutôt faible dans la région en Bao Battle. De retour dans leur cachette, avec leur maître Moko, les discussions vont bon train. Tous se demandent quand ils vont pouvoir revenir chez leurs parents, afin de leur porter secours contre le fameux Gouverneur tyran. Melka souhaite vraiment rentrer au plus vite chez lui, afin d’aider ses amis. Moko, lui, n’est pas d’accord pour un retour anticipé. Il leur faut un plan solide avant d’intervenir. Il estime leur niveau encore insuffisant, malgré les progrès effectués depuis le début de leur entrainement. De plus, les nouvelles ne sont pas bonnes au village : les conflits s’intensifient entre la population et le gouvernement, la région est au bord de la guerre civile. Pendant ce temps, chez le gouverneur, les nouvelles vont vite. Il vient d’apprendre où se cache le petit groupe des dead zoulous. Lapine souhaite rejoindre l’aveugle qui les a localisé, mais le gouverneur s’y oppose. Il a visiblement d’autres projets… Melka profite alors de la nuit pour quitter la cachette et partir.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Guillaume Clairot signe son troisième album de Bao Battle sous le pseudonyme Ohm. Dans un style de dessin et de scénario complètement inspirés des mangas (et notamment de Dragon Ball), on retrouve un groupe de copains qui apprend des techniques de combats. Pour se perfectionner, ils trouvent un mentor et maître, prêt à leur enseigner tout ses secrets. Bien sûr, s’ajoute dans l’histoire une juste cause à défendre dont l’application des techniques de combats est la solution pour vaincre les méchants. Tous ces ingrédients font partie du scénario d’Ohm et il les exploite parfaitement bien. Le dessin en lui-même est très proche de l’animation, avec des personnages inspirés d’animaux, très stylisés, voire proches du basic, dans des décors peu développés : tout est fait au plus simple. On se croirait réellement dans un jeu vidéo. Le lecteur qui découvre le tome 3 sans avoir lu au préalable les précédents, sera quelque peu perdu. La compréhension de l’histoire et l’intégration des personnages ne se fait pas en effet sans difficultés. Le flou demeure sur la technique de combat en elle-même, bien difficile à cerner. Vraisemblablement, tous les coups sont permis, y compris l’utilisation de la cuisine ou de la peinture. L’univers de Bao Battle plaira donc surtout aux jeunes fans de dessins animés japonais et amateurs de jeux vidéos…