L'histoire :
A Venise, Giacomo est traqué par la police pour toutes les forfanteries qu’il a commises. Et cette fois, c’est du sérieux. Le Doge lui-même a signé l’ordre de s’emparer de ce libertin décidément trop tapageur. Le chef de la police, San Vere, prend la chose très à cœur car il tient enfin là l’occasion concrète de se débarrasser de cet homme qui l’a si souvent ridiculisé. Un avis de recherche est placardé dans toutes les villes. Une véritable bataille se prépare alors. D’un côté, les hommes qui en ont marre de se faire cocufier par Giacomo font tout pour le dénoncer. De l’autre, les femmes et les mendiants, amantes et amis du filou, s’ingénient à le protéger. Mais il a décidément trop d’ennemis en ville pour pouvoir tous leur échapper et se retrouve finalement entre les mains de la police. Pour ne pas perdre de temps, sitôt capturé, il est amené à la potence pour être pendu. On lui passe alors la corde au cou pour lui régler son compte, quand…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ca y est ! Le glas a sonné pour la série Giacomo C. Jean Dufaux a pris une décision, semble t-il irrévocable, et la série se clôt avec ce 15e opus. Saluons donc ce courage, qui est celui de mettre un point final à une série populaire, avant qu’elle ne devienne un véritable roman fleuve (enfin, 15 tomes quand même…) Hélas, force est de constater que ceci est peut-être le tome de trop, car vraiment, l’inspiration n’y est plus. On sent la volonté du scénariste de dire au revoir à ses personnages, de leur faire vivre leur dernier acte, quitte à les faire intervenir pour de bien maigres raisons. Le tout se résume en une course-poursuite sans grand intérêt et c’est finalement un artifice bien pauvre qui contraint notre ami à se laisser prendre. Il était donc temps d’en finir ! Heureusement, Griffo est toujours en forme et jusqu’au bout, aura maintenu cette série à un haut niveau graphique, dans une ambiance de farces et de cascades parfaitement adaptés à ce récit. Une page du 9e art est tournée.