L'histoire :
A la Havane, un agent américain apprend de la bouche de son amant que Fidel Castro est à la mort, victime récemment d’une attaque cérébrale ! Aussitôt, l’info remonte à la maison blanche, et le pouvoir en place se met à refaire le monde, essayant de profiter de l’occasion pour redessiner la carte géopolitique en faveur des Etats-Unis. Surtout, ils envoient sur place l’un de leurs meilleurs agents, Malko Linge, pour tenter de tirer au clair cette affaire. La mission est risquée, vu l’efficacité des services cubains de contre espionnages, parmi les plus éprouvés et les plus cruels du monde ! Malko se fait donc passer pour un touriste canadien, Walter Zimmer, et il bénéficie en contrepartie d’une rémunération inédite : un chèque en blanc ! Il se fait accompagner par une ancienne connaissance, Fedora, ex-lieutenant du KGB passée à l’ouest. Dans son hôtel de luxe sur place, il se sent effectivement surveillé de près. Notamment, il commence par s’envoyer en l’air sans le savoir avec la fille d’un ancien général des services de renseignements extérieurs…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Une brune à forte poitrine dans un body déchiré, une kalachnikov dans une main, un béret cubain sur la tête, un flingue glissé dans le shorty, juste au-dessus du pubis… La couverture ne laisse aucun doute possible : nous sommes bien dans une adaptation BD des romans d’espionnage érotiques SAS. Quid de l’intrigue cette fois ? Le héros, le prince Malko Linge, accomplit une mission à hauts risques sur le territoire cubain : il s’agit d’identifier si oui ou non le Lider Maximo est décédé (en plein dans l’actu récente !). Surtout, c’est l’occasion pour lui de forniquer avec tout ce qui passe, et surtout de manière régulière, pour satisfaire le leitmotiv concept de la série. D’ailleurs, les scènes de baise sont de plus en plus explicites au fil des tomes, comme elles le sont de toutes façons dans les romans dont est issue l’adaptation BD. Les répliques sont également preuve parfois d’une grande classe : « Prends moi par le cul, défonce moi bien ! ». Super, avec ça, on est ravis… Il est juste très révélateur que lorsqu’il s’agit de mecs homosexuels, les scènes en questions sont absentes. Mais bon, il parait qu’il y a un paquet d’adeptes… Dommage, car au-delà de ces aspect franchement pornos, le dessin réaliste d’Andrea Mutti (alias Red) est plutôt sympa (quoi qu’en baisse et ponctué de moult insert photos) et l’intrigue d’espionnage « pourrait » être accrocheuse…