L'histoire :
Capricorne est de retour à New York. Pour réunir les deux moitiés de la ville, il a dû passer un marché avec Dahmaloch. Il doit maintenant respecter son engagement et s'en aller une fois de plus et pour une période indéterminée. Bien que New York semble avoir retrouvé son cours normal, il sent que quelque chose cloche… mais c'est encore indéfinissable. Il veut donc trouver un remplaçant. Astor n'en croit ses oreilles ! Capricorne lui demande de s'occuper d'un nouveau Capricorne pendant son absence. Astor essaie bien sûr de convaincre Capricorne de ne pas rentrer dans le jeu de ce truand de Damaloch, mais celui-ci ne veut rien entendre. Quelque part dans la New York reconstruite, Fay O'Mara complote avec Rhinestone. Ce dernier veut savoir ce qu’il s'est passé dans la capitale. Au bord du gouffre financier, il ne peut pas payer le prix exigé par O'Mara pour obtenir les photos qui permettraient de faire établir un plan précis des deux moitiés de la ville…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
La fin est proche et cela se sent... Andreas s'amuse volontiers à assembler les dernières pièces de son puzzle, parfois à coup de copier-coller culotté : une case blanche sur une planche peut représenter un album complet précédent. L'occasion de se replonger dans les aventures obscures mais palpitantes de Brent Parris. Cependant, à peine celui-ci est-il revenu à New York, qu'Andreas fait repartir le Capricorne, laissant derrière lui un double. D'ultimes rouages dans cette architecture complexe se mettent alors en place. On comprend qu'on n’a pas fini « d'en baver » ! On n’échappera évidemment pas au style graphique particulier de l'auteur. Andreas passe le plus clair de cet album à faire des macros-plans variés sur des détails des personnages, comme s’il voulait en faire ressentir leurs haleines et leurs pensées. Passé le mal de mer inévitable provoqué par ces constructions diaboliques, le lecteur sera forcé d'admettre que cet artifice l'oblige à passer un moment plus long que d'habitude, mais nécessaire, sur chacune de ces planches aux dialogues instructifs. L'auteur aère aussi tantôt son découpage avec des montages plus inventifs que jamais (la double planche 28-29). Andreas est bien l’un des maîtres du découpage dans le 9ème art.