L'histoire :
Au palais d’Andrea Bardi et Dame Cornelia, dans le Florence de 1367, toute la haute société est conviée pour célébrer les prochaines fiançailles de leur fille Isabella avec Lorenzo Baglioni, héritier de la banque siennoise Tolomei, et frère aîné de notre beau héros, Vasco. Mais cela ne va pas sans contrecarrer les plans de la princesse byzantine Sophie Cantacuzène qui, détentrice de documents compromettants la famille Tolomei, envisage de faire chanter le nouveau fiancé, qui n’est autre que son ancien amant. Et alors que Vasco fait découvrir à Isabella le véritable amour, cette dernière étant amoureuse de lui, Lorenzo tente de récupérer ces documents. Mais l’issue en est dramatique. Sophie accourt chercher secours chez Vasco, dont elle est également amoureuse… Lorenzo, fortement compromis dans différentes affaires, dont celle du faux tableau de Giotto, se voit contraint par son oncle d’annuler son mariage et de fuir à Fès, au Royaume du Maroc, prétextant devoir y être soigné de la fièvre typhoïde qu’il y aurait contracté il y a quelques années. Désormais, Vasco s’occupera seul de dénouer et de gérer les affaires familiales, et ses amours.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Cette nouvelle enquête de Vasco, dans le Florence du XIVème siècle n’a malheureusement vraiment rien pour tenir son lecteur en haleine, à moins d’en être un fan de la première heure. Car si Dominique Rousseau, à l’illustration, a parfaitement su recréer l’univers du créateur de Vasco, Gilles Chaillet, il faut bien avouer que le poids des années se fait sentir sur les aventures du bellâtre italien. On y retrouve des intrigues tout juste dignes de l’inspecteur Derrick plutôt que des Rois maudits, des personnages dont le charisme n’illumine guère les images et des scènes d’action d’une longueur narcoleptique, à l’image de cette poursuite à pied sur (presque) 4 pages ! Les personnages, dont les gros plans sont souvent les mêmes, nous renvoient à une époque révolue de la BD, avec un dessin très « années 70 » et des aplats de couleurs très criards, qui écrasent considérablement les sujets. Alors, un peu à la manière de Chevalier Ardent ou des Aigles décapités, on se dit que ces albums de BD d’aventures « à la papa » ne peuvent réellement plus s’illustrer, face aux nombreuses séries historiques actuelles, et qu’il serait peut-être temps de passer la main…