L'histoire :
Sidney, star de la téléréalité, part à l’aventure avec Mike Korn, connu pour ses exploits, à l’état naturel. Wesh ! Casquette rose et tee-shirt assorti, la blonde à très forte poitrine sort de la voiture et enfile son sac à dos, l’expérience peut commencer… Premier obstacle : la rencontre avec les abeilles… euh… ce sont des moustiques en fait ! Aïe, ça pique ! La traversée de la rivière s’annonce tout aussi périlleuse… Attention, les pierres, ça glisse : splach ! Première gamelle, genou écorché. Sidney demande à se reposer, son sac à dos pèse lourd, et elle a mal aux jambes, l’aventure est éprouvante. Passant devant un buisson de fruits rouges, qui ressemblent à des fraises, Mike la met en garde. Il sait qu’elle aime mettre n’importe quoi dans sa bouche, mais ces fruits là ne sont pas comestibles. Qu’à cela ne tienne, Sidney en grignote quand même… des boutons apparaissent aussitôt sur son visage. Elle n’en peut plus… elle se rue sur son téléphone. Pourtant, la règle est claire : pas de contact extérieur. Elle craque et veut abandonner. Avec son langage fleuri, Mike essaye de la raisonner. Ils n’ont en fait parcouru que quelques mètres depuis la voiture...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le monde à l’envers a débuté sur YouTube. Nombreux sont les fans des aventures de Sidney et Vince, Super Taty, Koko Lanta et autres joyeusetés parodiques du petit écran. Tout ce petit monde débarque maintenant en bande dessinée, sous la plume de Romain Pujol (Les lapins crétins) et le trait de Horne. La marque de fabrique : la parodie bien lourde, pas raffinée du tout, des jeux de mots parfois succulents, mais le plus souvent bien gras, vulgaires, et les situations quelques fois insolentes. Cet esprit du net se retrouve exactement dans l’album. Aucune des histoires n’est à prendre au premier degré, bien entendu. L’absurde rend parfois hilarant, parfois déconcertant de nullité et de pauvreté intellectuelle. Une histoire par page, ou un gag par page, comme on le sent, plus ou moins drôle, frôlant souvent l’immonde, nous décrochant toutefois par moments de vrais éclats de rire (et pas seulement nerveux). Graphiquement, nous ne trouverons rien d’extraordinaire, ni percutant. Le graphisme est digne de toutes les bandes dessinées de ce genre, qui sont potaches et trouvent leur public. Cela nous agace, nous fait rire, nous horripile, nous fait sourire, nul besoin de réfléchir, mais l’intérêt bédéistique n’est pas grand. La vocation de ce tome n’est ni de se prendre au sérieux, ni de rester dans les annales du 9ème art… mais de faire un bref passage dans une dimension purement humoristique.