L'histoire :
Archéologue, aventurier et américain, Indiana Jones se trouve à Upsal, en Suède, où il souhaite explorer un site viking dédié à Odin, avant son concurrent Forestall. Mais la neige et le blizzard ne facilitent pas les choses. N’écoutant que sa folle témérité, Indy se lance en solo, à travers la nuit glacée. Sur place, il déduit que l’accès ne peut se pratiquer par l’Eglise, mais par une grotte adjacente. Il pénètre et s’enfonce dans l’excavation, juste à point pour secourir une concurrente anglaise, la ravissante docteur Lawrence du British Museum, prisonnière d’une fosse. Les présentations faites, elle regarde d’un œil méfiant et courroucé celui que la réputation de pilleur de tombe a précédé. Mais Indy n’a que faire de cette piteuse notoriété… Obnubilé par sa passion, il poursuit son examen des lieux, entraînant l’anglaise dans ses pas. Après avoir échappé à un éboulement et croisé quelques momies pendantes, ils découvrent ensemble le parchemin d’un plan et parviennent à leur objectif : la chambre de Baldr. Là, sur la pointe d’une épée de pierre, se trouve un magnifique anneau celtique… que Lawrence ravit au nez et à la barbe d’Indy !
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Ce premier fascicule inaugure une nouvelle série comics d’aventures du célèbre explorateur, suivant le même format que les précédents Star Wars Clone Wars Episodes. Commençons par les points faibles : le tout petit format souple est inversement proportionnel à ce qu’on attend d’une grande aventure : les décors dantesques et paysages formidables se trouvent ici particulièrement étriqués et le souffle épique en pâtit quelque peu… En revanche, la série propose quelques points forts non négligeables. Primo, ce « contenant » pratique à trimbaler recèle tout de même 72 mini-planches pour un prix très abordable (6,95 euros). Secundo, on retrouve tout « l’esprit Indy » des films dans le scénario de Philipp Gelatt. Notamment les répliques sont légèrement cyniques, la succession des décors est propice au dépaysement (une grotte en Suède, puis le British Museum de Londres, puis les rues Marrakech, les transitions étant évidement assurées par la ligne rouge sur la carte…), et les méchants seconds couteaux habituels sont au rendez-vous : les nazis et le fourbe rival français Belloq (rappel : celui qui meurt dans le film Les aventuriers de l’arche perdue). Le dessin d’Ethen Beavers, s’appuyant sur des encrages semi-réalistes, adopte une ligne graphique s’adressant à un très large public. Les fans peuvent se faire plaisir sans appréhension…