L'histoire :
Aux Etats-Unis, la nouvelle star d’Hollywood est une petite fille d’à peine 10 ans, nommée Lacey Lyons. Celle-ci a un succès considérable puisque ses quatre derniers films, produits par Hanson Lyons son père, ont chacun dépassé le milliard de dollars de recettes. Les inspecteurs Sam et Twitch sont dépêchés à New York afin d’assurer sa sécurité sur un tournage. Or, suite à la prise d’une scène d’action, la jeune Lacey retourne se reposer dans sa caravane, alors qu’à l’intérieur se trouve un individu caché dans l’obscurité. Hurlant de peur, les inspecteurs se précipitent et aperçoivent un homme d’une trentaine d’année portant la jeune actrice dans ses bras. Hanson Lyons interpelle alors cet homme se nommant Sylvester et demande à la police de le laisser partir. Plus tard, réveillé dans son sommeil, Mr Lyons va voir ses enfants dans leur chambre. Son fils dort mais sa fille n’est plus dans sa chambre. La cherchant partout, il la découvre enfin inanimée dans sa cave. Au petit matin, notre duo de flics va commencer son enquête et découvrir que la vérité n’est pas forcément celle que l’on croit…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le second tome des Enquêtes de Sam et Twitch continue sur la lancée d’un excellent premier volume. Ce titre est un « spin off » (série dérivée) du célèbre Spawn de Todd Mc Farlane. On retrouve toujours aux commandes du scénario Marc Andreyko (Torso), déjà responsable du précédent volume. En revanche, l’équipe en charge du dessin a changé, puisqu’il s’agit maintenant de Greg Scott (Gotham Central) et de Rodel Noora. Le style graphique est moins fin que celui de Paul Lee, mais les teintes et l’encrage sont suffisamment proches pour que l’on ne ressente pas de réelle différence. L’histoire est elle aussi plus classique que dans le précédent. Les thèmes sont nombreux (famille, inceste, schizophrénie) et bien développés. Le suspens est également très maîtrisé tout au long de la lecture et la conclusion est émouvante. Les non-lecteurs de Spawn ne seront pas écartés puisque les liens entre les deux séries sont extrêmement réduits, hormis une ou deux allusions peu importantes. Une lecture agréable, conseillée aux amateurs de polar.