L'histoire :
Earl est un chien qui a pour voisin un petit chat du nom de Mooch. Ensemble, ils vivent leur quotidien en remettant en cause leur condition d’animal et surtout en vérifiant si les particularités de leur race sont exactes. Ainsi, en chutant d’un arbre, Mooch ne retombe pas sur ses pattes mais sur Earl qui était en train de dormir plus bas. Les deux animaux connaissent également l’enfer, lorsque tous deux se perdent dans la forêt alentours. Ils y font la rencontre d’un ours, mais aussi d’une grenouille qui ne se privera pas de leur expliquer que par le passé, elle a été un prince puissant et respecté. Evidemment, leurs maîtres respectifs partent à leur recherche et finissent par les retrouver au beau milieu de la nuit. Les animaux réagissent également différemment face aux insectes. Ainsi Earl croît que les cafards le comprennent dès lors qu’il aboie ; Mooch quant à lui, essaie d’attraper les papillons afin de compléter sa collection. Leur comportement diverge également face au départ de leur maître en vacances…
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Publiés depuis 1994 dans les colonnes du New York Times, où ils continuent aujourd'hui d’être publiés, Earl & Mooch, Mutts en version originale, constitue une série de strips mettant en scène un chien et un chat. Leurs différences sont bien évidemment le fer de lance de la série, leurs réactions par rapport à des situations similaires ne peuvent provoquer que l’hilarité du lecteur ! Pourtant, les dessins relativement sobres, pour ne pas dire simplistes, de Patrick McDonnel arrivent à rendre attachant ces deux animaux. L’auteur a également l’intelligence d’incorporer à certains moments d’autres animaux, tels un poisson rouge ou un oiseau migrateur. Ceux-ci redynamisent les dialogues et nous placent face à de nouvelles situations particulièrement truculentes. Ainsi, voir l’oiseau qui essaie d’attraper un ver de terre, nargué par celui-ci à chaque fois qu’il le rate est, il faut bien l’avouer, assez tordant. L’humour est le point fort de ce comics, mais il ne faut pas oublier la dimension poétique de ce titre. Les pensées terriblement humaines de ces deux animaux nous offrent un second recueil dans la même veine que le premier, c'est-à-dire indispensable aux fans du genre !