L'histoire :
John James Toomey a tout de la parfaite légende urbaine. La moitié du crack de New York passe par son réseau mais personne n'est jamais remonté jusqu'à lui. Frank Castle a mis au point un plan afin de le rencontrer. Il a filé pendant plusieurs jours le type le moins discret de son organisation et en voyant que celui-ci couchait avec la femme d'un autre membre d'association criminelle, le Punisher l'a fait chanté. Le voyou a donc ramené Castle auprès de Toomey, lui inventant la manière dont il l'avait capturé. Le baron du crack se présente alors devant un Frank attaché sur une chaise. Le type le dévisage et hésite à l'abattre. Il tend son arme puis baisse le bras. Toomey sait qu'un contrat a été émis par les russes sur le Punisher et ce serait l'occasion parfaite de nouer certains liens. Manque de chance, le prisonnier s'est détaché et saisit l'arme du mafieux et exécute tout le monde...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Après la rude et explosive opposition contre Barracuda, Garth Ennis envoie le Punisher combattre l'Homme de Pierre, un criminel de guerre russe reconverti en mafieux accompli. Grand fan de récit de guerre, le scénariste irlandais a choisi d'évoquer le conflit afghan. Notre héros se retrouve donc au bout de quelques pages sur un terrain une fois encore glissant et surtout sanglant. En plus, Frank Castle n'est pas le seul à traquer des criminels puisqu'une femme précède souvent le Punisher et élimine divers salopards. Avec une histoire plus bavarde que d'habitude, Garth Ennis essaie d'installer un réel climat historique et géopolitique. Le ton du scénariste conserve évidemment les qualités de ses défauts, à savoir une violence très présente et un humour parfois un peu vulgaire. Toutefois, l'auteur se sert de ses éléments pour mieux bâtir un édifice scénaristique solide dans lequel le Punisher et ses actes pourraient presque paraître nobles. Leandro Fernandez revient sur la série en illustrant efficacement les six épisodes de cette saga. Un très bon album.