L'histoire :
Simon Pure n’a de pur que son nom, c’est ce que répète à chaque fois Redcoat en parlant de lui. Car oui, en plus d’être égocentrique, Pure est plutôt lâche, tire au flanc, en plus d’être un escroc. Mais pas facile quand on est immortel par mégarde, de subvenir à ses besoins primaires comme manger, d’où toutes css filouteries pour arriver à ses fins. En effet, ce soldat de la guerre d’Indépendance est devenu immortel en interrompant un rite magique d’hommes encagoulés, censés donner la vie éternelle à un Benjamin Franklin en fin de règne. Manque de chance, c’est Simon Pure qui héritera de ce pouvoir, irritant la loge secrète, qui n’aura de cesse de vouloir le supprimer. Pour cela, rien de plus simple ; il suffit de le blesser à trois reprises avec la hache de George Washington. Mal en point, Redcoat va pouvoir compter sur l’aide d’un jeune garçon venant d’Allemagne et qui se nomme Albert Einstein.
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Premier tome avec pour héros la Tunique rouge évoqué dans Geiger, Redcoat fait partie de l’univers Unnamed imaginé par Geoff Johns. Contrairement au sombre homme qui brille et son univers post apocalyptique violent, Redcoat est un personnage plutôt sympathique, car affable et escroc. C’est ce qui fait la principale originalité de cette histoire sur les origines de Simon Pure. Car hormis la bonne idée de suivre un anti-héros immortel, le récit ésotérique qui mêle pères fondateurs, magie et un jeune Albert Einstein, ne soulève pas les ardeurs. On ne comprend pas ce que Johns a dans la tête avec son univers partagé, mais le seul coté cool de la Tunique ne suffit pas à en faire un héros passionnant. Etonnamment, le deuxième récit intitulé The Blizzard, mettant en scène des prisonniers coincés dans la neige, faisant face à une créature tueuse, est quant à lui, passionnant. Créé pour une collection d’anthologie, ce huis-clos d’horreur dans la neige où un démon incarne la culpabilité dévorante de chaque personnage est, en plus d’être tenue de bout en bout, illustrée de façon magistrale par Andrea Mutti, nous faisant frissonner d’effroi. Curieux mélange que ce tome de Recoat qui vaut moins pour l’origin story de son héros que pour cette histoire indépendante avec pour seul lien, une évocation de l’immortel qui aurait été sur la piste du monstre. A voir ce que Johns a prévu pour la suite…