L'histoire :
Dans le futur, une étrange maladie est apparue : le bio bug, qui perce les mains et permet aux humains de fusionner avec un corps étranger, vivant ou inerte. Ainsi, il n’est pas rare de croiser une femme-moto, un homme-insecte ou n’importe quel autre mélange qu’on puisse imaginer. A cause de cela, plusieurs guerres ont déjà eu lieu, mais aujourd’hui la situation est stabilisée. Fuji est un lycéen fou amoureux de sa camarade Fumiho. Il ne sait pas que cette dernière n’est pas simplement atteinte du bio bug mais que cela lui a conféré un pouvoir immense, à tel point que la jeune fille est protégée par un groupe secret prêt à tuer tous ceux qui la verraient d’un peu trop près utiliser son pouvoir. Fuji ne sait pas non plus que Hosa, son ami et rival en amour auprès de la belle, fait partie de ce groupe. Fuji, qui était normal jusqu’ici, se découvre à son tour touché par le bio bug. Il décide de ne pas fusionner tout de suite et attend de trouver quelque chose de spécial. Le lycéen souhaite en effet que sa fusion puisse lui servir à protéger Fumiho...
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Pour cette dernière série en date d’Oh ! Great à paraître en France, le dessinateur s’est octroyé les services d’un scénariste en la personne d’Otaro Maijo. Dès lors, on espérait éviter les travers scénaristiques habituels de l’auteur, mais c’est finalement pour mieux tomber dans d’autres. Ce qui choque immédiatement, c’est qu’il est d’emblée question de choses étranges, de fusion, et de pouvoirs bizarres... mais que les explications n’arrivent qu’à partir du deuxième chapitre ! Mais ce n’est pas vraiment cela qui plombe le récit, plutôt le déroulement en lui-même, assez bordélique, saccadé, rempli de fioritures... Cela rend déjà l’histoire assez pénible à suivre, mais en plus, certains passages viennent plomber le tout, notamment avec du fan-service plutôt ridicule. Reste un concept intéressant, et un fond d’histoire dont seule la fin du tome laisse entrevoir les possibilités. Aux graphismes, Oh ! Great fait par contre du bon boulot, comme à son habitude. Pas toujours très inspiré, il fournit pourtant quelques planches superbes : mise en scène et découpage travaillés, character design également, pleines pages impressionnantes... Mais tout cela ne suffit pas à compenser un scénario et une narration peu convaincants. Un début très moyen, donc.