L'histoire :
Après plusieurs mois d’errance à travers les USA, Alex Naga, ancien boxeur surdoué, est de retour en France. Il souhaite reprendre son travail de journaliste au sein de Boxe Magazine et une vie normale avec sa compagne Emeline. En cachette, cette dernière lui prélève régulièrement son sang pour alimenter son frère malade, ennemi juré d’Alex. Car le sang d’Alex a des facultés surprenantes… Après une petite enquête privée, le directeur d’un laboratoire d’analyses, Maxime Salustri, lui révèle qu’il possède 46+2 chromosomes, alors que l’homme d’aujourd’hui n’en possède normalement que 44+2. Alex semble avoir les caractéristiques de l’homme du futur ! Cela expliquerait qu’il cicatrice en 24h, ou qu’il peut par exemple ingurgiter des quantités phénoménales d’alcool sans ébriété. Toutefois, quelqu’un tente de masquer ces révélations en incendiant le laboratoire de Salustri. Parallèlement, les Santi père et fils, truqueurs de matchs de boxe, sont retrouvés morts, une étrange brûlure de cigarette au cou. Quel rapport ces meurtres mystérieux peuvent avoir avec le sang d’Alex ? Quel rôle joue le frère d’Emeline dans cette affaire ?
Ce qu'on en pense sur la planète BD :
Le premier tome servait d’introduction à la série à travers une longue cavale américaine à la fois musclée et contemplative. Plus dense, cette suite est axée sur les mystères liés à Alex : son sang et ses origines familiales. Or, plus on en apprend, plus cette affaire se fait intrigante. Le scénario de Toldac tient parfaitement le lecteur en haleine à travers un suspens habile. Enigme scientifique, meurtres en cascades, révélations familiales… Comment Alex peut-il avoir un sang surnaturel ? Pourquoi se détestent-ils, lui et le frère d’Emeline ? La vérité se trouvera certainement en fouillant dans les origines familiales d’Alex, enfant de la DDAS… à découvrir dans les futurs épisodes. En revanche, le dessin de Bruno Rocco a du mal à trouver une régularité. En dépit d’un trait réaliste, certains personnages tombent parfois dans la caricature ou la disproportion (les gorilles de Yann). De même, le visage d’Alex a une légère tendance à varier de forme en fonction de l’angle de dessin. L’avenir de l’homme passe peut-être par un potentiel polymorphique…